L'Alliance de Marguerite

Qui aurait dit qu’une simple inscription à l’intérieur d’une alliance allait me mettre sur la piste de mon grand-père inconnu ?

Ce que je cherchais à tâtons, sans trop savoir comment ni même pourquoi, m’est apparu d’une façon déconcertante, comme un formidable coup de théâtre.

Ces découvertes insolites m’ont inspiré un récit qui s’articule autour du personnage de ma grand-mère Marguerite (Margot), une femme dont l’empreinte est gravée à jamais dans les cœurs de tous ceux qui l’ont côtoyée.

Les histoires vraies sirgissent souvent d’un mensonge. 
— Anonyme

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Derrière la plume...

Dany-Elle Langevin a publié quelques ouvrages pratiques et un jeu musical, mais la fiction est une première aventure. Cette musicienne et professeure de piano a vécu entourée de rythmes et de voix, jusqu’au jour où une histoire a demandé à être racontée autrement qu’en notes de musique.

Montréalaise de naissance et de cœur, elle ancre son récit dans les quartiers qui ont façonné sa jeunesse. Son humour, transmis par sa grand-mère Marguerite, colore sa façon de regarder les gens et leur humanité. Elle écrit comme elle enseigne : avec précision, curiosité et un sourire en coin.

crédit photo : Jonathan Laberge

Ils l’ont lu...

« Cette histoire tout à fait inusitée m'a totalement captivée. »

— Barbara C.

« Divinement bien écrit, et surtout tellement addictif ! »

— Mélisa L.

« Vraiment rocambolesque comme récit. Fascinant. »

— Josée F.

« Passionnant et bouleversant. Certains passages vont droit au coeur. »

— Olivier D.

« Je l’ai dévoré d’une traite. On s’attache vraiment aux personnages et c'est à regret qu'on tourne la dernière page. »

— Mélissa B.

Ouvrez le livre...

La journée avait été exécrable : une livraison ratée, un client grossier, une employée hystérique. Et, pour parfaire le tableau, cette neige pesante qui ralentissait tout. Comme si on ne voyait jamais de tempête dans ce pays. Mais c’était la fièvre de Thérèse qui l’avait retenu. Il avait aidé Osina à préparer une bassine d’eau, bercé l’enfant, puis, sans prendre le temps de souper, était parti « acheter du sirop à la pharmacie ».

Il était arrivé de justesse à son rendez-vous avec Margot, sous prétexte d’avoir été bloqué par un camion en panne en descendant Papineau.

— J’ai fait aussi vite que j’ai pu, avait-il soufflé en enlevant ses gants mouillés.

Main dans la main, ils étaient entrés dans la petite bijouterie tamisée. L’air embaumait un mélange de velours poussiéreux et de cire à bois. La fiancée radieuse avait effleuré du bout des doigts la vitrine où scintillaient les délicats anneaux d’or.

Tout en manières, le bijoutier les avait invités à s’asseoir sur de minuscules chaises en fer forgé avant de soulever les couvercles de ses écrins raffinés.

— L’or deux tons fait fureur, ces jours-ci. On dit qu’il symbolise l’éternité. Pour ce qui est du prix...

— Pas devant la dame, avait chuchoté Gaspard, un doigt sur ses lèvres.

— Oh ! Bien entendu, avait bégayé le vendeur, confus.

Il avait gardé un sourire maîtrisé, jouant son rôle à la perfection. Il s’était senti étrangement léger, presque euphorique. Tout était faux, il le savait, et, pourtant, il avait discuté de carats et de tailles de bagues avec une aisance troublante.

Margot avait enfilé le jonc et s’était tournée vers son fiancé avec un regard brillant d’émotion.

— Avec nos initiales ?

Il aurait pu invoquer un rendez-vous imminent, suggérer d’attendre, faire valoir qu’elle méritait davantage. Fuir à toutes jambes. Mais non. Dans une brume d’inconscience, il avait entendu sa propre voix répondre avec une conviction insensée :

— Tout ce que tu voudras, ma beauté.

Pourquoi ? Pourquoi était-il allé aussi loin ? Il n’aurait su le dire. Peut-être était-il grisé par ce vertige, par cette illusion d’être un homme libre, amoureux, prêt à se marier. Peut-être s’était-il persuadé qu’aucun mal n’en résulterait tant que le secret serait bien gardé. Tant qu’elle accepterait de faire semblant, une fois confrontée à la vérité.

Au fond, il ne cherchait qu’à repousser l’inévitable. Retarder ce moment où tout s’écroulerait. Tandis que le graveur emportait les alliances, une sueur froide lui avait parcouru l’échine. Il s’était enfoncé trop loin. Il était trop tard pour faire marche arrière. Maintenant, il était coincé.

Il était rentré, le front brûlant, le souffle court.

— Je dois couver la même chose que Tété.

Il avait défait sa chemise, s’était assis sur le lit. Pris d’un léger malaise, il s’était allongé dans le noir. Osina avait hésité, puis avait choisi de ne pas lui dire qu’il avait oublié le sirop.

* * *

Rencontrez les visages du récit...

Marguerite (Margot) et Jacqueline


On plonge dans l’histoire ?

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Les rouages...

Éditeur : Bouquinbec
Révision linguistique : Frederick Letia
Photos de couverture : Jonathan Laberge
Mise en page : Alejandro Natan

Version papier : ISBN 978-2-9807908-7-4
E-book : ISBN 978-2-9807908-8-1
PDF : ISBN 978-2-9807908-9-8

© Danielle Langevin, 2026

Dépôt légal 2026
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque et Archives Canada

Tous droits de reproduction, d'adaptation ou de traduction réservés pour tous pays. Ce livre est protégé par le droit d’auteur. Toute impression, photocopie, distribution, diffusion ou partage numérique, en tout ou en partie, est interdite.

Remerciements

Barbara Celli, ma coach dans cette aventure.
Jonathan Laberge, pour ses conseils avisés et la création de la couverture.
Ghislain Boulanger, pour sa patience et son appui.
L'équipe de Bouquinbec.

Je vous écoute...

Éditions Ad Lib
2 - 336, boul Saint-Francis
Châteauguay, Québec J6J 1Z3
Canada

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